Biodiversité
Les zones humides : un patrimoine exceptionnel à protéger
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Des zones sources de nombreux bienfaits
La Journée mondiale des zones humides commémore la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar. À cette occasion, les gestionnaires d'espaces naturels, collectivités territoriales, associations et autres groupes de citoyens proposent chaque année des animations destinées à sensibiliser le public à l'importance de préserver ces espaces de transition entre la terre et l'eau (mares, estuaires, étangs, marais, prairies humides, tourbières...).
Véritables refuges pour la biodiversité abritant de nombreuses espèces animales et végétales souvent menacées, les zones humides jouent également un rôle fondamental dans la régulation de l'eau sur un territoire : maintien des nappes phréatiques, limitation des inondations, de l'érosion, des sécheresses, filtration des polluants... Leur capacité de stockage du carbone leur permet aussi de contribuer à la lutte contre le changement climatique.
Plus d'infos sur la Journée mondiale des zones humides
Maintenir le pâturage et préserver la biodiversité
Pour célébrer cette journée, la Maison de l'Estuaire invite les habitants à découvrir, le 7 février prochain à l'occasion d'une randonnée, le marais de Cressenval : une zone de humide de 870 hectares composée de paysages bocagers et ponctuée de haies vives et de fossés, située entre les falaises du Hode et le canal de Tancarville. Contrairement au reste de la Réserve nationale de l'estuaire de la Seine, cet espace bénéficie d'un fonctionnement particulier du fait de sa totale déconnexion avec la Seine. Il est en effet alimenté par les sources provenant des falaises entre Saint-Vigor-d'Ymonville et Tancarville, dont les eaux s'écoulent ensuite dans le canal de Tancarville.
Plus d'infos sur la randonnée du 7 février
Depuis 2020, des travaux ont été réalisés sur le réseau hydraulique de cette zone afin de favoriser le bon écoulement de l'eau depuis les sources et de pallier des problèmes de discontinuité. Ces aménagements ont permis de maintenir une activité de pâturage dans le marais, mais également de préserver une biodiversité exceptionnelle et unique, et notamment l'Agrion de Mercure, une espèce de libellule que l'on trouve exclusivement dans cette zone du fait de son mode de vie lié aux eaux vives.
La Réserve de l'Estuaire candidate au label Ramsar
Afin de faire reconnaître à l'échelle internationale la qualité et la valeur de ses zones humides, ainsi que l'intérêt des actions mises en œuvre pour leur gestion durable et leur préservation, la Réserve nationale de l'estuaire de la Seine a entamé en 2025 une démarche de candidature au label Ramsar. La Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) a ainsi missionné la Maison de l'Estuaire pour piloter ce projet à l'échelle du territoire communautaire.
Le périmètre concerné par cette labellisation est actuellement en cours de définition, et concernerait a minima les zones terrestres de la rive droite de la réserve et aussi une partie de ses aires marines. À noter que la rive sud de la réserve, sur le site du Marais Vernier et de la Risle Maritime, bénéficie déjà de ce label depuis 2016.