Cycle de l'eau

Eau potable

Quoi de plus simple qu’ouvrir son robinet quand on a besoin d’eau ? Pour se désaltérer, cuisiner, faire la vaisselle ou encore se laver, le geste quotidien exercé par chacun est devenu anodin. Et pourtant, pour que ce geste s’accomplisse, bien des étapes sont nécessaires. Le Havre Seine Métropole veille au cycle de l’eau : production, distribution, exploitation des réseaux, transport et traitement des eaux usées, sans oublier les opérations qui concourent à prévenir tout débordement en cas de fortes précipitations. Rigoureuse, la gestion de l’eau sur le territoire de la communauté urbaine ne coule pas de source.

Origine de l'eau


Le territoire de la Communauté urbaine fait partie intégrante du plateau qui structure l’ensemble de La Pointe de Caux. L’eau pluviale s’infiltre par les fissures à travers la craie de ce plateau d’une altitude moyenne de 100 m. Cette eau contribue alors à l’alimentation de la nappe phréatique qui forme un véritable réservoir naturel au sein de la roche. C’est cette eau que nous consommons. L’encaissement des vallées dans le plateau permet le recoupement de cette nappe, donnant naissance à des sources qui servent à l’alimentation en eau potable de nos communes en complément des forages de captage de la nappe souterraine.

Les captages sont situés à différents endroits stratégiques du territoire, là où la forte fissuration de la craie permet de pomper l’eau en quantité suffisante: Saint-Laurentde-Brèvedent, Yport ou Radicatel, par exemple. Leurs bassins d’alimentation peuvent être très étendus (plusieurs centaines de km²) et les surfaces concernées sont majoritairement cultivées : il faut donc veiller à préserver ces captages en conciliant qualité des eaux qui s'infiltrent et activité agricole. C’est pourquoi la protection de la ressource en eau est un enjeu majeur pour la communauté urbaine qui réalise ainsi des aménagements pour contribuer à la protection de l’eau, freiner les écoulements et capter une partie des polluants avant même que l’eau ne s’infiltre dans le plateau crayeux. Cette action préventive est complétée par les mesures de traitement opérées dans les stations de captage avant distribution aux usagers. Une première étape consiste à éliminer les particules en suspension, les micropolluants, ainsi que toutes matières qui troublent l’eau, notamment après des périodes pluvieuses. Une désinfection vient parfaire la dépollution et prévenir le risque de contamination microbiologique de l’eau lors de son transport en réseau.

 

Distribuer… et maitriser


L’eau rendue propre à la consommation est acheminée par un vaste réseau raccordé à des réservoirs répartis sur l’ensemble du territoire. Ils permettent de maîtriser la pression. L’eau utilisée est ensuite collectée dans des réseaux d’assainissement puis acheminée vers l’une des 28 stations d’épuration du territoire où elle subit un traitement. Les boues d’épuration sont incinérées pour la majorité d’entre elles ou font l’objet d’un épandage agricole pour les plus petites installations de traitement.

 

Si les ressources en eau sont indispensables, l’excès d’eau peut en revanche impacter le territoire. Voilà pourquoi ces dernières années, un vaste programme d’aménagements sur le réseau unitaire d’assainissement a été réalisé avec la construction de bassins de stockage/restitution. Ces équipements, majoritairement enterrés, recueillent les eaux pluviales excédentaires et les envoient, après l’événement pluvieux, vers une station d’épuration où elles sont traitées. Ils préviennent ainsi les risques de débordement et d’inondation. Au niveau des bassins versants, de très nombreux ouvrages jouant un rôle similaire ont été réalisés. Sur l’ensemble de la communauté urbaine, quelque 370 ouvrages de ce type peuvent ainsi absorber l’équivalent de l’eau contenue dans 650 piscines olympiques ! Là encore, un dispositif de prévision et d’alerte fonctionne 24h/24 et informe les maires des communes susceptibles d’être concernées par un épisode pluvieux exceptionnel.

 

De bons gestes à adopter


Pour économiser l’eau, il suffit souvent de vigilance et de bonnes habitudes : prendre une douche plutôt qu’un bain, utiliser un pommeau de douche économique, réduire la capacité de la chasse d’eau, éviter de laisser couler l’eau inutilement (pendant que l’on se brosse les dents par exemple)… D’autres mauvaises habitudes sont à proscrire car néfastes pour l’ensemble du réseau. Les lingettes à usage unique sont l’un des principaux fléaux pour les réseaux d’assainissement : elles bouchent les canalisations et conduisent à des pannes des stations d’épuration, endommageant sérieusement leurs machines. Tous ces désagréments ont un impact environnemental mais aussi financier. Toutes les lingettes (hygiène, soin beauté, ménagère) se jettent à la poubelle. Si vous souhaitez en savoir plus pour gérer votre consommation d’eau ou simplement mieux comprendre le cycle de cette précieuse ressource, l’Ecopôle Cycle de l’Eau est fait pour vous.

Quelques chiffres

  • 138 179 abonnés eau potable

  • 11 centres de production d’eau potable

  • 20 700 000 m3 d’eau produits

  • 2086 km de réseaux d’eau

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